Lorsque Patrick Chauvel a accepté l’idée d’un film documentaire sur sa vie, plus qu’un portrait, nous avons tous les deux souhaité que ce film s’apparente à un temps de réflexion, une respiration au sein de laquelle il serait possible d’analyser les éléments d’une course effrénée. Celle à laquelle se livrent les combattants, hommes et femmes, militaires, rebelles, révolutionnaires, soldats prêts à mourir pour une cause. Et celle des médias qui se positionnent comme ils le peuvent auprès de ces hommes qui courent. Après quarante ans de carrière, Chauvel a consenti à m’accorder ce privilège du temps de pause, le temps d’un film.

 

Un militaire professionnel fera peut-être l’expérience de deux ou trois guerres dans lesquelles son pays sera impliqué. Le reste du temps, il vivra l’entraînement ou des missions de sécurité. Patrick Chauvel a couvert 22 guerres et d’innombrables conflits armés. Quelle réflexion peut-il mener sur la fabrication de ces violences ? Gaston Bouthoul rêvait d’une polémologie, une science de la guerre, mettant en lumière les causes réelles de « cette fin qui se déguise en moyen ». Partant du principe que si l’on sait comment les guerres naissent on saurait peut-être les éviter. Mais les guerres servent des acteurs économiques très puissants et le sociologue n’a jamais trouvé de réseaux suffisamment forts pour le soutenir dans sa tâche. Le journaliste qui s’est retrouvé plongé dans autant d’histoires de guerre reconnaît-il, lui, des schémas communs et son parcours peut-il nous éclairer en ce sens ?

Vous souhaitez participer au financement du film Chauvel, la paix... bordel !, merci d’envoyer vos dons à l’ordre de Caravane Films à l’adresse suivante :

Caravane Films, 16bis, rue de Romainville - 75019 Paris.


Un don minimum de 15 euros offre droit à une copie DVD du film, en exclusivité, dès le film terminé.

Un projet d’Anna Pitoun